Accompagner ses enfants sans les punir?

Il est d’abord important de clarifier ce qu’on appelle une punition, punir ce n’est pas «seulement » frapper, la fessée, la tape ou une claque.

Les punitions les plus fréquemment utilisées sont :

· L’exclusion : l’interdiction pour l’enfant de rester dans le lieu où il a eut une conduite inadaptée , généralement assortie d’une obligation a rester dans un autre lieu sur un temps décidé par l’adulte (mise au coin , envoi dans la chambre…).

· La privation : ou la menace de privation de choses positives pour l’enfant , auxquelles il tient , qui lui apportent du plaisir/bien être (voir la télé, aller au parc, sortir avec ses amis, aller à son cours de sport…)

· Le rejet, la dévalorisation,: “je ne suis pas la mère d’un enfant qui se comporte comme ca” “tu es méchant/nul/bête“ , «  je n’aime pas les enfants qui font des caprices »…

A quoi servent les punitions?

Les punitions fonctionnent, sur le moment, et pour contrôler les comportements de surface, mais elles ne peuvent résoudre les causes profondes.

Un enfant qui se sent bien se comporte bien , parce qu’il souhaite être en harmonie avec son entourage.

Dans le cas contraire soit il n’a pas compris comment faire autrement, soit il n’a pas encore la capacité de le faire, soit son comportement exprime un mal-être ou une difficulté relationelle que la punition ne fera bien évidemment pas disparaitre.

Le risque est alors que faute d’être entendu le mal-être se déplace là où il peut s’exprimer (somatisation, comportement alimentaire inadéquat , soucis de sommeil, agressivité envers les camarades etc…).  

Cuadro de texto: Les émotions que causent les punitions stimulent le cicuit du stress dans le cerveau et empêchent nos enfants de réflechir sur ce qu’ils ont fait. La mémoire fonctionne, elle mémorisera ce stress mais pas l’origine de la punition. Les seuls enseignements réels de la punition sont donc la peur de l’autorité et la loi du plus fort (les enfants se soumettent aux punitions parce qu’ils ne sont pas en capacité physique et psychologique de s’y soustraire).

Les punitions ne permettent pas à nos enfants de prendre conscience des conséquences de leurs actes/paroles.

On ne peut réflechir et surtout être en empathie avec une autre personne (lorsque je pousse Maxime ca le fait tomber et ca lui fait mal) lorsqu’on est concentré sur comment éviter une punition ou rempli de peur ou de colère face à l’adulte qui nous l’impose (la prochaine fois je le ferai sans qu’on me voit/ je déteste Maxime à cause de lui je suis puni).

La punition, surtout lorsqu’elle est assortie de commentaires tels que « tu es méchant, mauvais, tu veux ma mort, qu’est ce que je vais faire avec toi… » renforce l’enfant dans l’idée qu’il est mauvais par nature et lui colle une étiquette dont il aura bien du mal à se défaire. Il ne faut pas sous-estimer l’effet pygmalion que nous pouvons avoir sur nos enfants.  

Les punitions montrent aux enfants que les adultes qui  s’occupent d’eux ne peuvent pas être des accompagnants en qui avoir confiance, qu’ils ne sont pas fiables.

Elles témoignent d’une méconnaissance de la réalité du vécu infantile et engendrent une déconnection entre les parents et leurs enfants. Cette déconnexion entraine une instabilité chez l’enfant qui va reproduire ou manifester des nouveaux comportements gênants ou inadaptés qui, selon le systeme punition-récompenses, devront être sanctionnés. Cela peut faire plonger la relation parents-enfants dans une lutte de pouvoir sans fin épuisante et insatisfaisante.

Anne De Oliveira

Accompagnante Parentale

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